Journée Mondiale de l'Eau - 22 mars

Le rôle sanitaire et humanitaire des eaux de sources en bouteilles

Lors des catastrophes naturelles et de ruptures en alimentation potable, en France et dans les Dom-Tom, les adhérents du Syndicat des Eaux de Sources jouent un rôle primordial de relais sans lequel la vie quotidienne des populations ne serait tout simplement pas possible. Séismes, inondations, pollutions, catastrophes. Beaucoup décriée pour son matériau qui reste pourtant le seul 100 % recyclable, on oublie souvent le rôle sanitaire majeur de l'eau embouteillée dans de nombreuses crises et catastrophes naturelles qui touchent les populations civiles; pollution des nappes phréatiques, arrêt de la distribution d’eau à la population pour toutes sortes de raisons (séismes, inondations, incendies). Le tsunami au Japon, le séisme qui a ravagé Haïti autant d'événements qui ont mobilisé les eaux en bouteilles.


L'intérêt de disposer d'eaux de sources embouteillées en cas de crise n'est plus à démontrer et l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), elle-même, a introduit un chapitre spécial dans la 4ème édition de ses recommandations actuellement en enquête publique : Qui peut en effet se flatter de mettre sur le marché en permanence une eau conforme aux normes de potabilité et accessible à tous dans n'importe quel point de vente du territoire, et du monde ? Les eaux en bouteilles.


En France, la production d'eaux de sources des usines locales est sollicitée par les Préfets pour approvisionner la population et se substitue ainsi aux eaux de distribution devenues impropres à la consommation (se rappeler les graves inondations de Gien de novembre 2008 ou la tempête du Grand Sud-Ouest de janvier 2009). Utilité, commodité, proximité sont des arguments non négligeables pour défendre une activité qui remplit ainsi son rôle de « service public » régional. Et mondial, pour les activités touristiques.


Pays pauvres et tourisme : rôle économique dans la quasi totalité des pays émergents, le besoin de disposer d'une eau pure et sûre sur le plan sanitaire s'est fait sentir depuis une trentaine d’années, ceci afin de répondre à la logique économique de ces pays. Pour attirer des investisseurs, des entreprises, des "expatriés" puis des touristes, fournir de l'eau potable en toute sécurité, en permanence, et partout sur le territoire est une nécessité.


La construction d'usines d'embouteillage d'eau a donc commencé à la fin des années 70 dans tous ces pays (notamment en Afrique et au Moyen-Orient), plus tard en Extrême-Orient (Laos, Cambodge, Vietnam et Chine) et dans les pays du bloc de l’Est. Les touristes et expatriés sont alors arrivés en masse. Personne ne pouvait imaginer séjourner dans ces pays sans consommer de l'eau en bouteille (y compris à Cuba ou Saint-Domingue par exemple).


N’oublions pas que le développement prodigieux du tourisme mondial dans tous les pays du globe n’a pu se faire qu’avec la sécurité de l’alimentation en eau des touristes. Il n’existe pas un seul pays au monde qui n’ait pas son industrie d’embouteillage locale -de haut niveau- la France ayant fait depuis 50 ans œuvre de pionnière en exportant aussi son savoir-faire.


L’accès à l’eau courante des populations, si elle doit être une priorité absolue, ne doit pas cependant les priver de l'eau en bouteille. Si c’était le cas, cela aurait pour effet de maintenir des zones dans l’isolement, une sorte de no man’s land que les touristes ne viendraient plus visiter faute de pouvoir assurer leur sécurité sanitaire. De même que les populations locales, en cas de défaillance de leur système d’eau potable, lors des catastrophes naturelles par exemple, doivent pouvoir avoir la possibilité d’une alternative. Les eaux de sources françaises présentes dans les Dom-Tom assurent régulièrement missions sanitaires et humanitaires.


La Brasserie de Tahiti a signé avec l’Etat une convention pour garantir un stock d’eau en bouteilles disponible pour la population lors des situations d’urgence ou de cyclones. En Guadeloupe, le cyclone Hugo avait dévasté l’île en 1989, et rendu inopérant le réseau de distribution d'eau potable pendant plusieurs mois.


Le PDG de Capès avait lancé un appel à la population à la radio dans lequel il informait qu’il mettait en place un robinet d’eau de source en libre accès. Lors du séisme d’Haïti, île voisine, une opération caritative lancée auprès de la population par Capès a permis d’envoyer aux haïtiens 100 000 bouteilles d’eau de source.


Régulièrement en France, les adhérents du Syndicat des Eaux de Sources se mobilisent pour approvisionner en bouteilles d’eaux de sources dans leur région les populations privées d’eau potable. Quant aux bouteilles elles-mêmes, souvent cibles de critiques, et notamment lorsqu’on les retrouve sur les plages ou dans la mer, signalons que les premiers pollueurs des océans sont les sacs plastique et les mégots ! (Source : La mer est une poubelle-Buzzecolo.com)


Et qu’ensuite, il s’agit le plus souvent de comportements de consommateurs négligents, malgré les nombreuses campagnes sur la propreté et le tri sélectif. Que les navigateurs qui fustigent la présence de ces emballages jusqu’en Antarctique, comme Maud Fontenoy, regardent aussi du côté des plaisanciers qui ne sont pas les derniers à salir les mers en se débarrassant de leurs ordures par-dessus bord.


Capès, en Guadeloupe, a aidé sa voisine d'Haïti frappée par le séisme en expédiant 100 000 bouteilles d'eau de source. Un élan de charité des Guadeloupéens.