La vérité sur les polluants : le Syndicat des Eaux de Sources rassurant

aucune trace de polluants trouvée dans les eaux de sources en bouteilles

 


Les eaux de sources en bouteilles sont sûres, elles ne contiennent aucun polluant : ni pesticides, ni désherbants, ni résidus de médicaments. Un banc d’essai publié par “60 Millions de Consommateurs“ ce mois-ci pointe du doigt plusieurs eaux minérales et quelques eaux de sources en bouteilles qui ne pourraient plus prétendre à leur pureté originelle. 


 


Le Syndicat des Eaux de Sources tient à rassurer les consommateurs car sur le plan réglementaire, et la qualité des produits, rien n’est à craindre. Comme le confirme l’article de “60 Millions de Consommateurs“. Les eaux de sources respectent les critères définis par la réglementation en vigueur. Elles font l’objet de contrôles réguliers très draconiens menés par les Agences Régionales de Santé (ARS). 


 


L’eau de source en bouteilles vendue aux consommateurs est parfaitement saine, et les prélèvements effectués sont de l’ordre de la nano-trace (infinitésimale). 


Le Syndicat et ses experts s’interrogent sur la méthode utilisée par le magazine pour en arriver à ces résultats qui salissent non seulement une profession, mais font douter des millions de consommateurs.


La première chose à savoir est : comment ont été faits ces prélèvements ? En effet, seuls quelques rares laboratoires de pointe sont capables d’effectuer des analyses précises et fiables sur des quantités aussi infimes. Car il y a un fort risque de «faux positifs» sur des matrices aussi pures que sont les eaux de sources et les eaux minérales. D’où un taux d’erreur important.


 


Une démarche scientifique rigoureuse est nécessaire pour ce type d’analyse : 


- la découverte de tamoxifène (anticancéreux) sur plusieurs sources ayant une origine protégée apparaît comme un cas typique de «faux-positif», c’est une molécule peu mobile dans le sous-sol, avec une forte tendance à s’accrocher aux parois de la verrerie d’analyse, il n’est pas connu pour être un bon indicateur de contamination des eaux par les médicaments. Ce médicament n’est pas cité dans le rapport de l’Anses de janvier 2011 sur les résidus de médicaments dans les eaux destinées à la consommation humaine. Par contre, ce rapport donne des limites de quantification et des méthodes analytiques. 


Les analyses de “60 Millions de Consommateurs“ mettent en évidence le Tri 2 éthylhexyl phosphate détecté à plusieurs reprises, utilisé comme agent plastifiant ou retardateur de flamme dans certains plastiques. Pourtant pas utilisé dans le PET (Polyéthylène Téréphtalate), le plastique des bouteilles, et qui ne peut donc être présent dans les eaux considérées. Il s’agirait là encore d’un faux positif lié par exemple à la présence d’une telle molécule sur les équipements muraux du laboratoire, mobilier, appareillage. Les molécules volatiles peuvent fausser un test, par exemple : molécules provenant de l’analyste, comme les cosmétiques, la nicotine, café, produits médicamenteux. 


Enfin, pour mener un tel banc d’essai, le laboratoire doit être agréé par le Ministère de la Santé.