Le recyclage
La filière est un acteur financier important d'Eco-emballages
Le PET recyclé sert à fabriquer des objets divers : vêtements, intérieurs de voiture, CD, puces électroniques, ainsi que des bouteilles pour toutes les boissons, lait, jus de fruits, soda, et bien sûr l’eau plate et gazeuse.
Il en résulte une diminution importante de la consommation de pétrole et donc du rejet direct de CO2 puisque l’on recycle le PET. Sans compter qu’il faudrait importer davantage de pétrole pour fabriquer les produits secondaires décrits ci-dessus.
150 000 t/an de PET ont été recyclées en 2008.
En pratique, cela représente 1 bouteille sur 2 triées et recyclées.
Il n’y a pas d’équivalent de ce taux de recyclage dans tous les emballages existants, la plupart d’entre-eux étant incinérés.
Le recyclage du PET a permis d'économiser 343 200 Tonnes d'eq CO2 en 2008.
RAPPELONS POURTANT QUE LA BOUTEILLE PLASTIQUE NE REPRESENTE QUE 1% DES DECHETS MENAGERS. ET QUE LES EMBOUTEILLEURS D'EAU SONT CEUX QUI RECYCLENT LE PLUS. EN QUINZE ANS, ILS ONT DIMINUE LE POIDS DES BOUTEILLES DE 25 %.
96 % des personnes interrogées savent qu'il faut trier leurs bouteilles d'eau, et 89 % déclarent trier, selon une enquête Eco-Emballages.
réalisée par Opinion-Way auprès d'un échantillon de 1 000 personnes.
Les moyens :
Eco emballages participe financièrement avec la profession à des actions industrielles au prorata du poids des matières plastiques entrant dans la fabrication des emballages d’eau :
25 % du budget d’Eco-Emballages par le biais de la contribution à Eco-Emballage (organisme agréé) provient des bouteilles plastiques, eau et boissons rafraîchissantes. Chaque année, Eco-Emballages redistribue aux collectivités locales plus de 94 % des contributions versées par les entreprises adhérentes.
LES FAUSSES BONNES SOLUTIONS :
La consigne des emballages
La viabilité de ce système est très discutable en raison des trajets routiers de retour des bouteilles vides.
La réutilisation (parfois dénommée re-remplissage)
Une récente étude réalisée par les pouvoirs publics allemands a montré que ce système était économiquement non viable et désastreux sur le plan environnemental pour plusieurs raisons : poids des bouteilles nettement supérieur pour les multiples lavages, gaspillage d’eau de lavage et rejets de détergents et de chlore, multiples trajets routiers aller/retour entre les distributeurs, leurs clients et les usines d’embouteillage.
Recyclage
La meilleure formule écologique demeure sans conteste la collecte, le tri dans des centres spécialisés et le recyclage chimique du PET pour obtenir une matière première sous forme de granulés et utilisable par les embouteilleurs.
Incinération
Toutefois, les bouteilles non recyclées partant à l’incinération représentent un pouvoir énergétique important qu’il faudrait compenser par l’équivalent en apport de combustible.