04-10-2013

Pas de perturbateurs endocriniens dans les bouteilles plastique

Des rumeurs pour faire peur aux consommateurs

Les bouteilles plastique sont fréquemment la cible d'attaques provenant le plus souvent de rumeurs infondées ou de médias qui ne prennent pas la peine, ou de vérifier leurs sources d'informations, ou d'enquêter sérieusement dans un domaine qu'ils ignorent. Cela donne naissance le plus souvent à des articles ou reportages réalisés à la va-vite dont les principales victimes sont les consommateurs ou usagers, inquiétés inutilement sur des produits de consommation courante, mis sur le marché par des industriels qui ont pignon sur rue et responsables, agréés par les autorités sanitaires, et hautement réglementés par les législations française et européenne.


Ainsi ces suppposés perturbateurs endocriniens qui seraient présents dans les bouteilles d'eau qui sont devenus un bel exemple de "marronniers" de l'actualité. Mais l'information scientifique est une chose suffisamment sérieuse pour qu'on évite de la manipuler, de la transformer afin de créer des scandales montés de toutes pièces.
Certaines études (Université Goethe de Francfort 2009) avaient pour objectif de faire apparaître des "perturbateurs endocriniens" dans certaines eaux minérales. Mais cette Université avait utilisé des tests destinés aux eaux résiduaires, et ceux-ci sont peu sensibles et non adaptés pour les eaux potables. En effet, pour celles-ci, on utilise des tests sur des cellules de mammifères au moins 20 fois plus sensibles !
Le test qui a été utilisé par cette Université afin de trouver les fameux perturbateurs endocriniens dans les bouteilles d'eau s'est avéré totalement inadéquat pour mesurer les contaminations, en particulier dans les eaux potables et a donné des différences en totale contradiction avec les données et la littérature portant, à la fois, sur des bio essais à gène reporter, ainsi que sur les analyses chimiques.
D'autre études plus récentes démontrent que les substances trouvées dans les eaux en bouteilles plastique ne sont pas utilisées dans la fabrication du PET (Polyéthylène Téréphtalate) !


La méthode ainsi que les résultats menés par cette Université ont été vivement contestés par le BfR (Institut Fédéral indépendant allemand d'évaluation des Risques). Celui-ci a ainsi réaffirmé que "au regard des résultats de l'étude, il n'y a pas, du point de vue du Bfr de nécessité pour le consommateur de renoncer à l'eau en bouteilles en PET au profit de l'eau en bouteille en verre".


Connu, expertisé et utilisé depuis plus de trente ans, le PET est un matériau d'emballage particulièrement sûr en contact alimentaire avec l'eau, les boissons en général et d'autres aliments. Il est conforme aux exigences de la Directive européenne n° 2002/72/CE du 6 août 2002  concernant les matériaux et objets en matière plastique destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires, qui est certainement une des plus exigeantes au monde.