Questions urgentes de nos Députés

Promouvoir la consommation journalière d'eau

M. Alain MARC attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la nécessité de promouvoir la consommation journalière d'eau.


En effet, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a établi que la consommation hydrique devrait être au moins de 2 litres par jour, dont 1,5 l provenant des liquides, car elle est un élément indispensable du corps et participe à la thermorégulation et à l'optimisation des performances physiques et intellectuelles.


Une consommation d'eau suffisante est donc aussi importante que d'avoir une alimentation équilibrée ou de pratiquer une activité physique. Pourtant l'eau est souvent absente des recommandations nutritionnelles et une étude de 2010 du centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) estime qu'un tiers de nos concitoyens boit moins d'un litre d'eau par jour.


Plus grave est l'augmentation importante depuis 2003 de la consommation de boissons sucrées, dont l'impact négatif sur la santé n'est plus à démontrer, et qui représentent aujourd'hui 30 % des apports en liquide. C'est pourquoi cet organisme propose de remplacer le repère actuel du Programme national nutrition santé (PNNS) “Boire de l'eau à volonté“, par un repère plus clair “Boire 1,5 l d'eau par jour“.


Il serait également nécessaire d'entamer une réflexion sur les mesures pour favoriser l'accès à l'eau dans les écoles, prévu dans le cadre du programme éducation santé 2011-2015. IL lui demande donc comment le gouvernement compte donner suite à ces propositions de santé publique visant à promouvoir une consommation d'eau journalière suffisante.


 M. André CHASSAIGNE (Député de la Gauche Démocrate et Républicaine-Puy-de-Dôme) attire l'attention du Ministre de la Santé sur la nécessité d'encourager la consommation d'eau, à la place des boissons sucrées et énergisantes, notamment chez les jeunes, et aussi de l'alcool. Il demande ainsi quelles mesures le gouvernement compte prendre pour promouvoir l'eau sous toutes ses formes.Lire la question et la réponse du gouvernement. Telechargement-divers


Mme MARLAND-MILITELLO Muriel, Députée UMP des Alpes-Maritimes a interrogé le Ministre de la Santé sur la qualité sanitaire de l'eau produite par les dispositifs individuels de gazéification. Certaines machines mises à la vente proposent de réaliser soi-même ses sodas avec des sirops. Elle souhaitent savoir quels contrôles sont opérés en la matière et quelle est la réglementation. Telechargement-divers 


M. Philippe Meunier, Député, a attiré l'attention de Mme la Ministre de l'Ecologie sur la question de la pollution des eaux et plus particulièrement de celle concernant les molécules pharmaceutiques dans nos rivières. Les stations n'étant pas équipées pour traiter ce genre de résidu, le Député s'interroge sur la qualité des eaux du robinet et sur le fait qu'aucune étude n'a été effectuée à ce jour. Il demande donc au Ministre de préciser les mesures qu'elle compte prendre. Telechargement-divers 


M. Richard Mallié, Député, a attiré l'attention du Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé sur l'étude récente de l'ANSES sur les résidus de médicaments retrouvés dans l'eau potable. Antiépileptiques et anxiolytiques étant les plus fréquemment trouvés. Il a souhaité savoir quelles étaient les intentions du gouvernement sur ce dossier? Telechargement-divers 


Deux Députés, Eric Straumann et Olivier Dussopt, sont intervenus à l'Assemblée Nationale, afin qu'il soit légiféré au plus vite sur la question des eaux de table et eaux rendues potables par traitements. En effet, ces deux produits ne sont pas clairement identifiés par les consommateurs et leur fabricant n'indique pas la plupart du temps la mention de traitement obligatoire. Ajoutons à cela que l'eau filtrée embouteillée pourrait un jour arriver en France. Elle existe aux Etats-Unis ou en Allemagne, c'est en fait de l'eau du robinet mis en bouteille. Là encore, les mentions doivent apparaître clairement, sinon pourquoi acheter de l'eau en bouteille ? D'où l'importance de ce débat actuellement à l'Assemblée Nationale. Les deux questions viennent de paraître au JO du 30 novembre 2010. Lire : Telechargement-divers 


Mme Delphine BATHO vient d'interpeller à l'Assemblée Nationale la Ministre de la Santé et des Sports sur les problèmes que cause l'emploi des sels d'aluminium dans le traitement de l'eau du robinet. La question vient de paraître au JO du 16 novembre 2010. Lire : Telechargement-divers 


Les résidus de médicaments dans l'eau du robinet et des rivières : un problème urgent 


Mme Bérengère Poletti, Députée UMP, a récemment relancé à l'Assemblée Nationale, le dossier épineux des résidus de médicaments dans l'eau en questionnant Mme Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports, sur les mesures, analyses qu'elle comptait mettre en place pour s'attaquer à ce problème de santé publique sur lequel les Français sont en droit d'avoir des réponses claires et nettes. 


En mai, un documentaire époustouflant de Sophie Legal, France 3, "Du poison dans l'eau du robinet" révélait ce que contenait l'eau du robinet, et notamment démontrait la présence de résidus de médicaments. Voir le documentaire ci-dessous.


La réponse de la Ministre de la Santé est tout d'abord pour le moins surprenante, puisqu'on apprend au détour d'une phrase que dès 2006, le gouvernement aurait mis en place une campagne de mesures des médicaments et substances émergentes dans les eaux utilisées pour la production d'eu potable. Ces chiffres, à notre connaissance, n'ont jamais été communiqués. Comment se fait-il qu'en 2009, sous l'égide du Ministère de la Santé, un colloque de scientifiques (dont l'Afssa) s'est réuni sans jamais communiquer ou s'appuyer sur ces résultats...


D'autres scientifiques ont travaillé sur le sujet (ou des journalistes), comme les chercheurs de l'Université de Kyoto, ou le Professeur Jean-Marie Haguenoer de l'Université de Lille et de l'Académie de Pharmacie. Tous font le même constat, les résidus de médicaments sont un problème de santé publique. Une chose est sûre, il y a urgence à traiter le problème car les stations d'épuration d'aujourd'hui sont dans l'incapacité de filtrer ces molécules.


Lire le texte publié au Journal Officiel le 26/10/2010 : Telechargement-divers Pour le documentaire, cliquez sur le lien rouge et non sur l'écran TV.