Restauration : la face cachée de la bonne vieille carafe d’eau

Attention : elle pourrait ressembler à de l'eau en bouteille, mais c'est de l'eau du robinet. La différence ? Elle n'est plus gratuite.

On connaissait l’adage, «peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse». Actuellement, sur les tables de restaurant ecolo-trendy-terroir, on a adapté l’adage au porte-monnaie du patron, et ça donne : «peu importe ce qu’il y a dans le flacon, pourvu qu’on le vende, et cher si possible».


Avant, vous aviez le choix entre une eau en bouteille, avec toute la qualité, le goût et la sûreté qui étaient garantis au consommateur, et une carafe d’eau qui, elle, avait pour seul mérite d’être gratuite.


A présent, vous avez le droit de vous faire «attraper» avec de beaux arguments : sur la table un flacon design, le plus souvent en forme de bouteille, en verre, avec une marque dans le vent, gazeuse, plate. «Ah oui, bien sûr, elle est payante». On ne sait pas trop de quelle source elle vient...normal, on a omis d’indiquer sur l’étiquette qu’il s’agit d’une "Eau rendue potable par traitements», d’autre part, et la législation est tâtillonne là-dessus, il ne s’agirait pas de duper le consommateur : Art. R132993 du code de la Santé publique, pas question de faire croire qu’il s’agit d’une eau de source ou d’une eau minérale.  4 euros ? Oui, ça fait chère la carafe d’eau. Et ça se vend ? comme dirait Coluche. Oui, il y en a même qui l’achète, paraît-il...


Mais d’où vient cette eau en définitive ? La même qu’au robinet de votre cuisine ou... enfin, vous voyez. 


Bon, quand elle a des bulles, ça change un peu la sensation.


Autrefois, chez les gens de bon sens, on appelait ça des attrape-gogos ! Mais du moment qu’on arrivera toujours à faire prendre des vessies pour des lanternes, il y aura toujours des cruches pour se faire passer pour des grands crus !


Lire aussi l'article d'Agora Vox sur le sujet :