Rôle sanitaire et humanitaire de l’eau en bouteille

Inondations, pollutions, catastrophes

Il ne faudrait pas oublier le "bénéfice sanitaire" des eaux embouteillées dans de nombreuses crises : pollution des nappes phréatiques, arrêt de la distribution d’eau à la population pour toutes sortes de raisons (orage, inondation, incendie). A cet effet, les producteurs d'eau des usines locales livrent gratuitement les préfectures et les mairies qui ensuite distribuent l'eau de source aux sinistrés (se rappeler les graves inondations de Gien de novembre 2008 ou la tempête du Grand Sud-Ouest de janvier 2009).


L'intérêt de disposer d'eau potable embouteillée en cas de crise n'est plus à démontrer et l'OMS a introduit un chapitre spécial dans la 4ème édition de ses recommandations actuellement en enquête publique : Qui peut en effet se flatter de mettre sur le marché en permanence, une eau conforme aux normes de potabilité et accessible à tous dans n'importe quel point de vente du territoire, et du monde ? Les eaux en bouteilles. Utilité, commodité, proximité sont des arguments non négligeables pour défendre une activité qui remplit aussi son rôle de « service public » régional. 


Et mondial, pour les activités touristiques. Pays pauvres et tourisme : Dans la quasi totalité des pays émergents, le besoin de disposer d'une eau pure et sûre sur le plan sanitaire s'est fait sentir depuis une trentaine d’années, ceci afin de répondre à la logique économique de ces pays. Pour faire venir des investisseurs, des entreprises, des "expatriés" puis des touristes, il faut obligatoirement se nourrir et boire de l'eau potable en toute sécurité, partout sur le territoire. 


La construction d'usines d'embouteillage d'eau a donc commencé à la fin des années 70 dans tous ces pays (notamment en Afrique et au Moyen-Orient), plus tard en Extrême-Orient (Laos, Cambodge, Vietnam et Chine) et dans les pays communistes européens. Les touristes et expatriés sont alors arrivés en masse. Personne ne pouvait imaginer séjourner dans ces pays sans consommer de l'eau en bouteille (y compris à Cuba ou Saint-Domingue par exemple).


Le manque d'accès des populations à l'eau courante est malheureusement un fait et ce n'est pas en leur ôtant la possibilité d'avoir de l'eau en bouteille que cela les aiderait ; bien au contraire, cela les maintiendrait dans leur isolement, dans une sorte de réserve que les touristes ne viendraient plus visiter. N’oublions pas que le développement prodigieux du tourisme mondial dans tous les pays du globe n’a pu se faire qu’avec la sécurité de l’alimentation en eau des touristes. 


Il n’existe pas un seul pays au monde qui n’ait pas son industrie d’embouteillage locale de haut niveau, la France ayant fait depuis 50 ans œuvre de pionnière en exportant aussi son savoir-faire. Quant aux déchets retrouvés jusque dans les mers, rappelons que les bouteilles sont 100 % recyclables (rare pour un matériau), il s’agit encore une fois de mauvais comportements. Les navigateurs qui fustigent la présence de ces emballages jusqu’en Antarctique, comme Maud Fontenoy, feraient bien de balayer devant leurs portes, car c’est souvent plaisanciers et navigateurs qui salissent les mers en se débarrassant de leurs ordures par-dessus bord. 


L'eau en bouteille, une évidence pour les touristes, où qu'ils aillent, y compris sur les destinations à risques sanitaires. Y renoncer remettrait en cause bien des déplacements.