Suite à l'émission ENVOYE SPECIAL du 4 novembre sur France 2, nous rectifions plusieurs informations fausses, incomplètes ou qui ne reflètent pas la réalité

Nous devons aux consommateurs une information juste et complète sur les produits qu'ils achètent, et ne pouvons en aucun cas laisser un média diffuser une information tronquée ou incomplète.

Il faut savoir que l'antimoine est non seulement autorisé par la Direction Générale de la Santé (DGS) à des doses infimes (5 microgrammes/litre) et que cette substance est non génotoxique. Elle est également présente dans les soudures des conduites d'eau du robinet. On trouve l'antimoine presque partout, dans l'environnement à l'état naturel, dans les aliments (les épinards). Un repas en collectivité par exemple contient 3 microgrammes/j d'antimoine.


En ce qui nous concerne, l’antimoine sert de catalyseur pour la fabrication du PET, que ce soit des bouteilles d’eau, de lait, de jus de fruit, soda, ou autres. Comme tout catalyseur (accélérateur de fabrication), il peut migrer du plastique vers le liquide, surtout si la bouteille est conservée longtemps et à température relativement élevée. Ce qui n'arrive jamais. Sauf que cette migration n’a été observée qu’à des taux ridiculement bas entre 3 et 600 ng/litre (nanogrammes par litre).


Alors que la norme autorisée de l'antimoine par l’AFSSA dans les eaux va jusqu’à 5 microgrammes par litre, soit 5 000 nanogrammes/litre. Dans le pire des cas, on est 10 fois en-dessous de la valeur limite permise. Il n’y a donc aucun risque de toxicité2°) Concernant la soi-disante pollution des océans par les bouteilles en plastique Le reportage montre des bouteilles plastique reposant au fond de la mer.


Les bouteilles en PET (Polyéthylène Théréphtalate) sont fabriquées avec ce seul plastique 100 % recyclable. Les bouteilles d'eau partent dans la filière de recylage via Eco-Emballages, à laquelle contribuent en grande partie les embouteilleurs. C'est aux citoyens d'apporter leurs bouteilles dans les bacs jaunes. Les industriels ne sont nullement responsables de ces décharges sauvages, y compris sur les plages.


Cette image qui accuse injustement l'industrie de l'eau en bouteille nous rappelle aussi que les plus gros pollueurs des mers sont les plaisanciers et navigateurs qui jettent sans vergogne par-dessus bord leurs poubelles ou dégazent en pleine mer, d'ailleurs, ce n'est pas par hasard que l'on parle de "bateau ou navire poubelle". Mais la bouteille en plastique n'est encore pas la pollueuse N°1 de la mer. A l'initiative de Ocean Conservancy, chaque année dans le monde un million de personnes se mobilisent pour comptabiliser les déchets de la mer.


A ce triste hit-parade, en 2009, on a trouvé : les mégots (2 189 252)les sacs plastique 1 126 774, et les emballages alimentaires 943 223. Avoir focalisé sur les bouteilles plastique (qui nous le rappelons sont 100 % recyclables) est une volonté de stigmatiser cette industrie. Et notre filière qui fait énormément d'efforts pour le recyclage, contrairement à celle du tabac et des emballages alimentaires, considère cela comme un parti pris indigne visant à présenter l'industrie des eaux en bouteille sous son plus mauvais jour.


3°) Au sujet de la supposée toxicité de l'emballage des bouteilles d'eau et de l'étude allemande du chercheur Martin Wagner sur l'activité hormonale des eaux en bouteilles. Encore une fois, présenter cette étude allemande qui a été contestée dans toute la communauté européenne scientifique est une provocation de la part des journalistes de France 2, sans doute pour jeter la suspicion sur les bouteilles d'eau.


Nous reprendrons la tribune du Professeur Narbonne, Toxicologue émérite, parue le 8 mai 2009 dans le Figaro, suite à la parution de cette étude (voir lien ci-dessous) : "La bouteille plastique est sans danger pour la santé", a-t-il affirmé, à l'adresse de tous ceux qui s'inquiétaient après la parution de l'étude de ces chercheurs allemands. Soyons sérieux un instant ? La Direction Générale de la Santé, l'Afssa délivreraient-elles des autorisations à embouteiller des millions de bouteilles si l'emballage n'était pas sûr ?


Plus concrètement, concernant cette étude l'Institut allemand d'évaluation des risques (Bfr) a émis des doutes sur la validité scientifique de cette étude ainsi que sur la méthode employée (avis n° 006/2009 du 18/03/2009).


Leurs conclusions sont sans appel : -"Aucune substance pouvant produire des effets perturbateurs sur le système hormonal humain n'a été clairement identifiée dans les bouteilles de PET".


Les tests pratiqués ne peuvent donner lieu à aucune conclusion sérieuse et exploitable quant à des risques éventuels pour la santé des consommateurs".


Et encore : -"Le Bfr rappelle que les eaux de sources sont des eaux souterraines, profondes et par conséquent, elles peuvent être très difficilement en contact avec des contaminants environnementaux oestrogéniques, car très protégées".