Foire Aux Questions (FAQ)

Qu’est-ce qui différencie une Eau de Source des autres ? Quels avantages a-t-on à la consommer ? Les bouteilles en plastique (PET) sont-elles dangereuses pour notre santé ? Comment contribuer à la protection de l’environnement tout en buvant de l’eau en bouteille ?

Autant de questions qui interpellent le consommateur !

 

Y a t-il des phtalates ou du Bisphénol A dans les emballages d’eau en bouteilles ?

 Non, pas de phtalates dans les Eaux de Sources en bouteilles !

Des rumeurs pour faire peur aux consommateurs.

Les phtalates sont partout dans notre environnement sauf dans les bouteilles plastique au contraire de ce que certains articles de presse mentionnent parfois. Les phtalates sont dans les parfums, les déodorants, les shampooings, les peintures, les vernis. Il y en a dans les jouets. Mais jamais dans les bouteilles d’eau.

Pourquoi ? Les phtalates sont des plastifiants que l’on retrouve dans la fabrication du PVC (polychlorure de vinyle).

Les bouteilles plastique des Eaux de Sources, elles, sont faites en PET (Polyéthylène Téréphtalate), un haut polymère inerte, matériau barrière sans aucun additif et qui fait preuve d’une grande inertie chimique dans l’eau, tout en étant doté d’importantes propriétés de rigidité. Le PET n’en a nullement besoin, bien au contraire.

Le PET des bouteilles plastique, au contraire des phtalates, a été choisi comme matériau de conditionnement parmi une liste positive européenne de substances. Chaque substance utilisée dans un emballage alimentaire est évaluée par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) au regard de ses caractéristiques toxicologiques. Si nécessaire, des restrictions d’utilisation sont imposées, notamment en termes de migration globale et migration spécifique.

La plupart de ces phtalates, au contraire du PET (Polyéthylène Téréphtalate), sont encadrées par le Règlement REACH (Registration, Evaluation, Authorisation, and Restriction of Chemicals) ainsi que par le Règlement CLP (Certification Labelling Packaging) et neuf de ces phtalates sont classées reprotoxiques. Et le Parlement Européen vient de proposer de faire rentrer les perturbeurs endocriniens dans la réglementation REACH.

Non, pas de Bisphénol A, maintenant interdit, ni de perturbateurs endocriniens dans les bouteilles plastique !

Les bouteilles plastique sont fréquemment la cible d’attaques provenant le plus souvent de rumeurs infondées ou de médias qui ne prennent pas la peine, ou de vérifier leurs sources d’informations, ou d’enquêter sérieusement dans un domaine qu’ils ignorent. Cela donne naissance le plus souvent à des articles ou reportages réalisés à la va-vite dont les principales victimes sont les consommateurs ou usagers, inquiétés inutilement sur des produits de consommation courante, mis sur le marché par des industriels qui ont pignon sur rue et responsables, agréés par les autorités sanitaires, et hautement réglementés par les législations française et européenne.

Ainsi ces supposés perturbateurs endocriniens qui seraient présents dans les bouteilles d’eau qui sont devenus un bel exemple de « marronniers » de l’actualité. Mais l’information scientifique est une chose suffisamment sérieuse pour qu’on évite de la manipuler, de la transformer afin de créer des scandales montés de toutes pièces.

Une étude de l’Université Goethe de Francfort (2009) avait pour objectif de faire apparaître des « perturbateurs endocriniens » dans certaines eaux minérales. Mais cette Université avait utilisé des tests destinés aux eaux résiduaires, et ceux-ci sont peu sensibles et non adaptés pour les eaux potables. En effet, pour celles-ci, on utilise des tests sur des cellules de mammifères au moins 20 fois plus sensibles !

Le test qui a été utilisé par cette Université afin de trouver les fameux perturbateurs endocriniens dans les bouteilles d’eau s’est avéré totalement inadéquat pour mesurer les contaminations, en particulier dans les eaux potables et a donné des différences en totale contradiction avec les données et la littérature portant, à la fois, sur des bio essais à gène reporter, ainsi que sur les analyses chimiques.

D’autres études plus récentes démontrent que les substances trouvées dans les eaux en bouteilles plastique ne sont pas utilisées dans la fabrication du PET (Polyéthylène Téréphtalate) !

La méthode ainsi que les résultats menés par cette Université ont été vivement contestés par le BfR (Institut Fédéral indépendant allemand d’évaluation des Risques). Celui-ci a ainsi réaffirmé que « au regard des résultats de l’étude, il n’y a pas, du point de vue du BfR de nécessité pour le consommateur de renoncer à l’eau en bouteilles en PET au profit de l’eau en bouteille en verre ».

Connu, expertisé et utilisé depuis plus de trente ans, le PET est un matériau d’emballage particulièrement sûr en contact alimentaire avec l’eau, les boissons en général et d’autres aliments. Il est conforme aux exigences du Règlement (UE) n° 10/2011 de la Commission du 14 janvier 2011 concernant les matériaux et objets en matière plastique destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires.

Enfin, les Eaux de Sources en bouteilles proviennent de ressources naturellement très préservées (plusieurs centaines de mètres de profondeur), elles ne peuvent donc être mises en contact avec des perturbateurs endocriniens. On ne voit d’ailleurs pas comment des perturbateurs endocriniens pourraient polluer une ressource située très souvent en altitude (zone montagneuse par exemple), exempte de toute activité humaine ou agricole, comme le prétendait une étude publiée ces dernières années.

Sans vouloir créer une polémique, ne dose pas des ultra-traces le laboratoire qui veut ! L’appareillage adéquat est une condition nécessaire mais pas suffisante, une étude du CNRS OMR 5225 de Bordeaux l’ayant démontré (Trace-level analysis of organic contaminants in drinking waters and groundwaters, M-J. CAPDEVILLE, H. BUDZINSKI).

(Trends in Analytical Chemistry, Vol. 30, No. 4, 2011).

 

☛ Les résidus de médicaments sont-ils présents dans les Eaux de Sources ?

Il n’existe pas de résidus de médicaments dans les Eaux de Sources.
Les Eaux de Sources sont conformes aux différents critères de qualité établis par les réglementations nationale et européenne.

Le Ministère de la Santé a réaffirmé auprès de certains Parlementaires que la sécurité sanitaire en France ne pouvait être remise en cause.

Un laboratoire indépendant spécialisé dans l’analyse des résidus de médicaments, au niveau des ultra-traces (CNRS de l’Université de Bordeaux) a démontré par la voix de la Directrice de Recherches, Madame BUDZINSKI Hélène, l’absence totale de résidus de médicaments dans les Eaux de Sources.

Les exploitants d’Eaux de Sources protègent leurs captages par un périmètre étendu hors de toutes pollutions. Ces captages sont souvent profonds de 300 à 400 mètres, ce qui empêche d’être contaminés par la filtration des sols.

Le contrôle qualitatif de l’eau embouteillée est extrêmement rigoureux. Celui-ci est effectué en permanence et quotidiennement par les laboratoires intégrés à l’usine d’exploitation et l’Administration, par l’intermédiaire des A.R.S. (Agences Régionales de Santé), supervise les résultats de l’exploitant tout en réalisant elle-même ses propres contrôles.

 

☛ A propos de l’Antimoine

L’antimoine est utilisé comme catalyseur du PET à des quantités infimes. A la suite de deux publications scientifiques (l’une allemande de l’Université d’Heidelberg et l’autre de l’Université de l’Arizona) montrant des traces d’antimoine dans quelques eaux conditionnées (allemandes) à des teneurs de l’ordre de quelques nanogrammes par litre (1000 nanogrammes/litre = 1 microgramme = 1 ppb ou partie par billion) alors que la limite maximale dans les eaux est de 5 microgrammes par litre, certaines associations écologistes confondant les unités de mesures ont cru bon de dénigrer les eaux embouteillées en accusant le PET de contaminer gravement l’eau par l’antimoine. Si traces d’antimoine il y a, elles représentent 10 à 100 fois en-dessous de la valeur limite fixée par les autorités sanitaires.

 

☛ Les nitrates dans les eaux

Les scientifiques et en particulier les toxicologues sont partagés sur la nocivité des nitrates dans les eaux qu’ils soient directement ingérés ou transformés dans l’organisme en nitrites provoquant ainsi la méthémoglobinémie des nourrissons.

Il n’entre pas dans nos propos de prendre parti dans ce débat qui, la plupart du temps prend une tournure passionnelle (que ce soit d’ailleurs parmi les partisans ou les adversaires des nitrates). Il ne semble pas inutile de rappeler quelques données factuelles et de faire preuve d’un peu de bon sens :

  • la méthémoglobinémie des nourrissons due aux nitrites est un fait avéré,

  • de nombreux légumes verts et en particulier les épinards contiennent de fortes quantités de nitrates. Un calcul d’exposition quotidienne par voie alimentaire (en prenant les valeurs de consommations moyennes observées dans les enquêtes alimentaires) montre que l’ingestion de nitrates d’origine alimentaire dépasse très souvent la dose journalière admissible pour les nitrates à 0-3,7 mg/kg de poids corporel (avis de l’AFSSA du 2 décembre 2003, saisine 2001-SA-0257 « Rapport du comité d’experts spécialisé « eaux » concernant les critères de qualité des eaux minérales naturelles et des eaux de source embouteillées permettant une consommation sans risque sanitaire pour les nourrissons et les enfants en bas âge » disponible sur le site anses.fr. De là à en conclure que les nitrates sont sans danger est prématuré car on ignore si les 2 phénomènes d’absorption des nitrates dans l’organisme par voie alimentaire et par voie hydrique sont directement comparables,

  • les teneurs en nitrates dans les eaux des nappes phréatiques situées dans des régions fortement agricoles peuvent être très importantes, dépassant souvent et largement 50 mg/l. Il y a donc un lien direct entre l’activité agricole autour de zones de captage d’eau et leur teneur en nitrates,

  • inversement, il est fréquemment observé que des eaux relativement superficielles situées dans des zones dépourvues de toute activité humaine ou agricole mais couverte d’une abondante végétation forestière peuvent contenir des nitrates jusqu’à une dizaine de mg/l,

  • Si certains scientifiques considèrent que la présence de nitrates est un indicateur de pollution, d’autres estiment – et c’est sans doute plus probable – qu’il s’agit plutôt d’un indicateur de vulnérabilité de la protection naturelle d’une nappe aquifère,

  • L’exemple des nitrates est éloquent : la teneur limite des nitrates dans l’eau est fixée à 50 mg/l. L’eau du robinet peut donc en contenir jusqu’à cette valeur, voire la dépasser comme en Bretagne. Si l’on prend comme exemple l’Ile-de-France, plus de 6 millions d’habitants sont alimentés par des eaux d’origines diverses dont les teneurs moyennes en nitrates sont de 20 mg/l avec un maximum de 40 mg/l. Par contre, les concentrations en nitrates sont en grande majorité inférieures à 10 mg/l dans les Eaux de Sources en raison de leur origine souterraine et leur protection naturelle.

 

La flore microbienne dans les eaux

  • Les bactéries quelles qu’elles soient, se développent dans la bouteille en se nourrissant de l’oxygène dissous ainsi que de la matière organique dissoute. C’est ainsi que les bactéries aérobies revivifiables se développent rapidement dans l’eau d’une bouteille, parfois d’un facteur de 102 voire 103 mais qu’en quelques semaines, faute d’éléments nutritifs, leur nombre décroît fortement. Ces bactéries font partie de la flore naturelle de l’eau – ce qu’on appelle dans la réglementation le microbisme naturel, signe d’ailleurs que l’eau ne fait pas l’objet d’un quelconque traitement de désinfection. Elles sont sans aucun danger pour la santé humaine et participent de manière efficace en entrant en compétition, à la lutte contre la prolifération d’autres bactéries. C’est la raison pour laquelle il n’est fixé aucune limite de qualité sur ce paramètre considéré à juste titre comme un indicateur de protection et d’hygiène et d’entretien des installations,

  • Le lecteur pourra consulter avec intérêt l’ouvrage scientifique très complet portant sur la « Microbiologie des eaux d’alimentation », C. Haslay, H. Leclerc, 1993, Technique et Documentation, Lavoisier.

 

☛ Un mauvais stockage des bouteilles d’eau peut-il les rendre dangereuses pour la santé ?

NON ! Un stockage prolongé d’eau à la chaleur provoque parfois l’apparition de certaines odeurs qui sont liées aux conditions et à l’environnement des bouteilles dans les zones de stockage de la grande distribution et parfois chez des consommateurs. Cela ne provoque aucun risque sanitaire.

Le stockage demeure de la responsabilité des distributeurs ou des consommateurs et non des producteurs d’eau puisqu’ils recommandent (sur les cartons, housses et étiquettes) un stockage des bouteilles à l’abri de la chaleur, de la lumière et des poussières. Si l’on peut critiquer le mauvais stockage de bouteilles chez les grossistes, oublierait-on qu’un phénomène identique se produit avec la stagnation de l’eau du robinet dans les tuyauteries métalliques ou plastiques ?

Oublierait-on la dissolution de plomb, de cuivre ou encore de certains monomères des tuyaux lors de stagnation de l’eau dans les réseaux ?

 

Que signifient les sigles DLUO et DLC ?

La DLUO : La Date Limite d’Utilisation Optimale figure sur le col de la bouteille ou sur le bouchon. Elle signifie que l’eau devrait être consommée de préférence avant cette date. Au-delà de cette date, les qualités gustatives de l’eau (saveur, nez…) risquent d’être altérées sans pour autant présenter un quelconque danger pour la santé.

Le consommateur remarquera que la date correspond en général à un délai de 2 ans, parfois plus (36 mois) et quelque fois moins (pour les eaux gazéifiées). Ce délai est déterminé par l’embouteilleur qui prend la responsabilité de garantir la qualité organoleptique de son eau jusqu’à cette date. Il conserve dans une hydrothèque des bouteilles d’eau conditionnée de chaque lot comme témoin en cas de contestation, de plainte ou d’enquête de l’ARS (Agence Régionale de Santé) ou de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations).

Pour aider à conserver les qualités de l’eau, il convient de conserver les bouteilles dans un endroit sec et frais et à l’abri de la lumière et de la poussière. Chacun a pu constater que les palettes d’eau sont le plus souvent stockées dans les entrepôts des distributeurs et le plus souvent sur les parkings des supermarchés, qu’il pleuve, neige, vente, ou par canicule. Malgré les mises en garde des embouteilleurs, il ne semble pas que cette situation soit prête de changer.

Or, le Code de la consommation est clair à ce sujet, le distributeur est responsable du stockage des produits placés sous sa responsabilité. C’est pourquoi, avant l’expédition, les producteurs protègent les palettes d’une housse opaque filtrant les rayons UV. La DLC : à ne pas confondre avec la DLUO, est la date limite de consommation qui s’applique à tous les produits et denrées périssables au-delà desquels ils deviennent impropres à la consommation, voire dangereux. Ce n’est bien sûr pas le cas des eaux embouteillées.

A Chelles (77), sur un des sites de production de Cristaline (Chantereine), les bouteilles d’eau, en attente de livraison rapide, sont stockées, toujours soigneusement recouvertes d’une housse épaisse anti-UV. C’est ainsi qu’elles arrivent dans les grandes surfaces. Une légende voudrait que les bouteilles restent offertes aux intempéries ou au soleil sans protection ! La preuve que non !

Lorsque les Eaux de Sources sont mises en bouteilles, directement depuis la source, sans aucun traitement, des règles très strictes, correspondant à des critères d’hygiène et des normes européennes sont appliquées par les industriels du secteur.

À chaque étape des chaînes d’embouteillage, est appliquée aujourd’hui la méthode HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Points).

 

☛ Les Eaux du Robinet et les Eaux de Sources sont-elles comparables ?

Les Eaux de Sources doivent respecter dans leur état naturel, les limites de qualité microbiologique des Eaux Minérales Naturelles et comme la réglementation les y oblige, les limites de qualité physico-chimique des eaux destinées à la consommation humaine, incluant les eaux de distribution publiques, mais après traitement de potabilisation.

Ces traitement lourds sont la plupart du temps, et dépendant de la qualité de l’eau brute : une floculation avec des sels d’aluminium ou de fer, traitement de dénitrification et maintenant ultrafiltration ou osmose inverse, ozonation complétée ensuite par ajout de chlore gazeux.

Mais avoir les mêmes limites de qualité ne signifie pas pour autant avoir les mêmes compositions chimiques comme on le prétend parfois.

Les Eaux de Sources et les Eaux Minérales ne font l’objet d’aucun traitement de désinfection microbiologique quel qu’il soit et ne contiennent, bien entendu, aucun désinfectant rémanent. Les limites de qualité microbiologique des Eaux de Sources sont nettement plus sévères que les eaux du robinet.

Ceci tient au fait que les Eaux de Sources n’étant pas désinfectées ni conservées avec un désinfectant rémanent, il faut s’assurer de leur innocuité durant toute leur durée de conservation (2 ans, voire davantage).

– Les Eaux de Sources ne contiennent pas de germes témoins de contamination fécale, de bactéries opportunistes potentiellement pathogène (Pseudomonas aeruginosa), de micro-organismes pathogènes (Legionella species et Legionella pneumophila) de parasites (Cryptosporidium, Giardia), d’algues ou de moisissures.

– C’est aussi pourquoi la recherche de ces micro-organismes est effectuée sur un volume d’eau plus important (250 ml au lieu de 100 ml pour Escherichia coli, coliformes, Streptocoques fécaux et Pseudomonas aeruginosa – 50 ml au lieu de 20 ml pour les Clostridium perfrengens – seul le dénombrement total reste fixé à 1 ml).

– Pour les eaux du robinet, on n’exige seulement que l’absence d’Escherichia coli (E. Coli) et d’entérocoques dans 100 ml.

Ces exigences écartent de facto toutes les eaux superficielles ou d’origines karstiques. L’absence d’algues, de moisissures et de parasites (Cryptosporidium et Giardia) est aussi un indice supplémentaire de la protection de la ressource souterraine.

 

Le fluor dans les eaux

Le fluor est un élément recommandé pour la protection de la carie dentaire. Les Eaux de Sources peuvent contenir naturellement du fluor dans les limites réglementaires et des sulfates. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) a émis des recommandations dans la prévention de la carie chez le nourrisson et chez la femme enceinte.

Parmi ses conclusions, figurent celles relatives aux eaux : dans les régions où l’eau de distribution contient plus de 0,3 mg/l de fluor, aucune supplémentation n’est nécessaire.

Toutefois, chez le nourrisson et l’enfant en bas âge de 0 à 2 ans, en l’absence d’autres sources d’apport en fluor représentées par les eaux de boisson ou de préparation des biberons, la prescription de fluor sous forme de gouttes ou de comprimés est systématique.

Pour la préparation des biberons, il faut utiliser de l’eau non fluorée ou à très faible teneur en fluor (inférieure ou égale à 0.3 mg/l en cas de supplémentation médicale).

http://www.informationhospitaliere.com/voirDepeche.php?id=7396

http://www.afssa.fr/Documents/MIC-Ra-BIB.pdf

 

 Que penser des carafes d’eau ?

Les carafes d’eau surfiltrée sous surveillance : une circulaire de la Répression des Fraudes et une étude scientifique de l’ANSES.

1) La Répression des Fraudes vient de durcir la réglementation à l’égard de ces nouvelles carafes d’eau payantes : Circulaire interministérielle DGCCRF/DGS/D2/EA4 no 2010-298 du 30 juillet 2010 relative à la réglementation applicable aux publicités dans le secteur des eaux destinées à la consommation humaine.

On les trouve le plus souvent dans la restauration, des bouteilles d’eau, carafes design, « traitées » sur place : de l’eau du réseau filtrée, à laquelle on rajoute parfois du gaz carbonique vendues de 4 à 7 euros sur table, elles portent rarement la mention pourtant obligatoire « Eau rendue potable par traitements », afin tout d’abord d’informer les consommateurs et de les différencier de ses voisines, les eaux en bouteilles (Eaux de Sources et Eaux Minérales).

C’est chose faite, la Répression des Fraudes s’est attelé au problème et a mis de l’ordre dans ce marché devenu quelque peu trouble et notamment en ce qui concerne les informations devant figurer sur l’étiquetage de ces produits.

Sont concernés : hôteliers, restaurateurs, mais aussi les régies et les délégataires de service public d’eau municipale qui commercialisent des bouteilles ou des carafes d’eau issues de leur réseau de distribution.

2) Étude scientifique et avis de l’ANSES

 

Code de la consommation :

  1. L’étiquetage ne doit pas créer de confusion dans l’esprit de l’acheteur et ne doit pas non plus faire croire qu’il a des caractéristiques particulières ou des propriétés propres à la guérison (Art R112-7).

  2. L’étiquetage comporte obligatoirement : dénomination de vente, liste des ingrédients, la quantité de certains ingrédients ou catégories d’ingrédients, dans les conditions prévues aux articles R 112-17 et R 112-17-1, la quantité nette, la date de durabilité minimale, la date limite de consommation, ainsi que l’indication des conditions particulières de conservation.

  3. Le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant ou du conditionneur ou d’un vendeur établi à l’intérieur du territoire de la communauté européenne.

  4. L’indication du lot.

  5. Le lieu d’origine ou de provenance chaque fois que l’omission de cette mention est de nature à créer une confusion dans l’esprit de l’acheteur sur l’origine ou la provenance réelle de la denrée alimentaire.

  6. La dénomination de vente d’une denrée alimentaire est celle fixée par la réglementation en vigueur en matière de répression des fraudes ou à défaut par d’autres réglementations ou par les usages commerciaux. En l’absence de réglementation ou d’usages, cette dénomination doit consister en une description de la denrée alimentaire et si nécessaire de son utilisation. La description doit être suffisamment précise pour permettre à l’acheteur d’en connaître la nature réelle et de la distinguer des produits avec lesquels elle pourrait être confondue.

Dans tous les cas, la dénomination de vente doit être indépendante de la marque de commerce ou de fabrique ou de la dénomination de fantaisie.

  1. Les eaux rendues potables par traitements, conditionnées, sont détenues en vue de la vente, mises en vente, vendues ou distribuées à titre gratuit sous l’une des dénominations de vente suivantes :

– Eau rendue potable par traitements ;

– Eau rendue potable par traitements avec adjonction de gaz carbonique.

Elles doivent porter la dénomination de vente appropriée « Eau rendue potable par traitements » ou « Eau rendue potable par traitements avec adjonction de gaz carbonique », l’indication de traitements mis en œuvre, la quantité nette, la date de durabilité minimale, l’indication du lot, le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant ou du conditionneur ; le tout afin de ne pas créer de confusion dans l’esprit du consommateur sur l’origine du produit.

Ces informations doivent apparaître visiblement et non dans un endroit voilé, tronqué, caché.

Cas des bouteilles en verre destinées à être réutilisées : ne portant ni bague, ni collerette, seules les mentions suivantes seront obligatoires :

– la dénomination de vente : « Eau rendue potable par traitements » ou « Eau rendue potable par traitements avec adjonction de gaz carbonique » ;

– la quantité nette de denrée alimentaire ;

– la date de durabilité minimale.

Dans le cas d’une carafe d’eau dite surfiltrée ou microfiltrée commercialisée non fermée en restauration, la dénomination « Eau rendue potable par traitements » doit lisiblement et clairement figurer sur le contenant ou à proximité immédiate et également être indiquée sur la carte. Ce qui est loin d’être le cas à ce jour.

Les interdits

– Une eau rendue potable par traitements ne peut en aucun cas se présenter comme possédant les propriétés ou les caractéristiques d’une Eau de Source ou d’une Eau Minérale Naturelle, ni faire état de propriétés favorables à la santé.

De même que l’utilisation des systèmes de filtration ne peut donner à l’eau traitée des propriétés similaires à l’Eau de Source ou à l’Eau Minérale Naturelle.

Les affirmations sur le caractère écologique de ces systèmes (respect de l’environnement, limitation de la consommation d’hydrocarbures…) sont soumises aux dispositions sur les pratiques commerciales trompeuses et doivent être prouvées.

L’ajout de mention de fantaisie, comme par exemple le qualificatif « pétillante » doit se faire en dehors de la dénomination de vente.

 

☛ Pourquoi promouvoir la consommation journalière d’eau

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a établi que la consommation hydrique devrait être au moins de 2 litres par jour, dont 1,5 l provenant des liquides, car elle est un élément indispensable du corps et participe à la thermorégulation et à l’optimisation des performances physiques et intellectuelles.

Une consommation d’eau suffisante est donc aussi importante que d’avoir une alimentation équilibrée ou de pratiquer une activité physique. Pourtant l’eau est souvent absente des recommandations nutritionnelles et une étude de 2010 du Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de vie (CREDOC) estime qu’un tiers de nos concitoyens boit moins d’un litre d’eau par jour.