LES FAUSSES BONNES SOLUTIONS

Toute solution susceptible d’éviter le gaspillage de matière première est  prendre en considération. Mais encore faut-il aborder en détail toutes les facettes d’un tel process en prenant en considération le bilan global énergétique, le bilan environnemental (transport, l’eau du process, l’air, etc…), le bilan humain, l’emploi, etc…

Faute de quoi, une démarche incomplète ne serait qu’illusion.

Quelles solutions trouve t’on ?

La consigne des emballages : La viabilité de ce système est très discutable en raison des trajets routiers de retour des bouteilles vides. De plus, le fait de réutiliser des bouteilles implique de les laver, les désinfecter, ce qui engendre l’utilisation de produits de nettoyage nocifs sur l’environnement par leur rejet et nécessite également une consommation d’énergie pour leur réutilisation.

La réutilisation (parfois dénommée re-remplissage) : Une récente étude réalisée par les Pouvoirs Publics allemands a montré que ce système était économiquement non viable et désastreux sur le plan environnemental pour plusieurs raisons : poids des bouteilles nettement supérieur pour les multiples lavages, gaspillage d’eau de lavage et rejets de détergents et de chlore, multiples trajets routiers aller/retour entre les distributeurs, leurs clients et les usines d’embouteillage.

L’incinération : Les bouteilles plastiques partant à l’incinération possèdent un grand pouvoir énergétique utilisé comme combustible des ordures. Supprimer l’incinération des emballages de cette nature nécessiterait de compenser la combustion par l’équivalent en apport de combustible. Un recyclage du PET est encore la meilleure formule environnementale.

 

ÉCONOMIE CIRCULAIRE

17/05/2018 : La F.N.E.C.E. (Fédération Nationale des Eaux Conditionnées et Embouteillées) soutient les engagements annoncés récemment par l’E.F.B.W. (Fédération Européenne des Eaux Embouteillées) en matière d’économie circulaire. Télécharger ici le communiqué de presse de la F.N.E.C.E.

 

23/04/2018 : Le Premier Ministre Édouard PHILIPPE et la Secrétaire d’État à la Transition Écologique ont dévoilé la feuille de route présentant « 50 mesures pour une économie 100 % circulaire ».

 

6/02/2018 : La feuille de route mise sur la consigne (Journal de l’Environnement).

Des bouteilles en plastique bientôt consignées. Au bon vouloir des distributeurs ?

Des bouteilles en plastique bientôt consignées. Au bon vouloir des distributeurs ?

La première partie de la feuille de route sur l’économie circulaire est mise en consultation, ce 6 février, par le Ministère de la Transition Écologique. L’accent est mis sur la consigne et la reprise des déchets électroniques. Sans oublier les vieilles recettes fiscales.

Plébiscitée par les citoyens lors de la consultation publique organisée en amont des ateliers sur l’économie circulaire, la consigne devrait faire son retour. Elle est en effet présentée comme l’une des mesures-phares de la feuille de route, dont la première partie, dédiée à la gestion des déchets, est soumise à la consultation. Elle serait limitée à certaines bouteilles en plastique et canettes métalliques, alors que la loi sur la transition énergétique (LTECV) voulait déjà favoriser les expérimentations « pour certains emballages et produits », sur la base du volontariat (art 70). A ce jour, elle n’a donné lieu qu’à une poignée d’initiatives, dont celle de la cidrerie bretonne Coat-Albret.

Système volontaire ?

« La France est en retard sur la collecte des déchets plastique, en comparaison de ses voisins européens. Elle ne peut plus être témoin de cette réussite sans tenter d’innover pour améliorer cet enjeu majeur de transition écologique », a déclaré ce 6 février la secrétaire d’Etat Brune Poirson.

Opérationnel entre les années 1960 et 1980, le dispositif de consigne pourrait être réactivé « dans les deux prochaines années sous forme d’automates de collecte », précise le Ministère de la Transition Écologique. Toute la question est de savoir s’il sera obligatoire. A ce stade de la réflexion, la balance penche plutôt du côté des expérimentations volontaires.

Et le verre ?

L’ONG Zero Waste France salue cette mesure mais appelle à inclure dans le dispositif les bouteilles en verre, qui peuvent être lavées, et les contenants réutilisables comme les gobelets utilisés lors d’événements. « Sans cela, le risque est de créer un système qui ne serait pas compatible avec le réemploi et oublierait l’objectif de réduction du plastique jetable », écrit l’association dans un communiqué.