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  • Une « Marianne d’Or » du Développement durable pour notre Syndicat

    La « Marianne d’Or » des eaux embouteillées françaises, parrainée par Éco-Emballages, a été décernée le 26 octobre 2011 au Conseil Constitutionnel à Paris, en présence de son Président, Jean-Louis Debré et le Secrétaire Général du concours, Alain Trampoglieri.

    En 2011, et depuis 1984, il a été décidé de mettre l’industrie des bouteilles d’eau et leurs syndicats à l’honneur.

    Le Syndicat des Eaux de Sources a reçu une « Marianne d’Or » pour toutes ses actions en faveur du développement durable, et en particulier : la prévention des risques de pollution des ressources naturelles grâce à la mise en place de périmètres de protection et le maintien de la biodiversité.papillaud-arianne_1

    L’effort sur le poids des emballages : – 35 % du poids des bouteilles d’eau en 20 ans.

    La mobilisation pour le tri et le recyclage des emballages à travers les messages de sensibilisation des consommateurs sur les bouteilles.

    L’utilisation de PET (Polyéthylène téréphtalate), matériau 100 % recyclable, et le développement de R-PET. D’importants efforts d’innovation dans la recherche et le développement sur les bioplastiques. L’amélioration de la gestion des transports, le recours au ferroviaire en remplacement de la route. Leur politique favorisant la croissance économique locale avec la création d’emplois non délocalisables et le développement du tourisme et du thermalisme.

 

  • Pourquoi un emballage plastique ?

Un choix d’abord dicté par les consommateurs

Retourner à la vente en vrac, ce pourrait être une idée. Le vin à la tirette, comme dans les années 50, l’eau qu’on irait chercher avec des bidons en métal, à la tirette également. Le poisson dans le papier journal…

Oui, mais, pourquoi croyez-vous alors que l’emballage plastique ait été inventé ? 

Pour la sécurité hygiénique et le confort des consommateurs. Pour que l’on puisse transporter, conserver longtemps boissons et aliments, et surtout les protéger de toutes les bactéries dangereuses. Qui se souvient encore de la diphtérie, typhoïde, dysenterie qui sévissaient au 18ème siècle ?

Aujourd’hui, on a oublié ce combat acharné contre les bactéries et leurs cohortes de maladies mortelles, vaincues, et l’on fustige l’emballage porteur de tous les maux, contre lesquelles pourtant, il est une barrière hermétique et infranchissable. L’emballage plastique n’est plus que perçu comme pollueur, fossoyeur de la mère nature par le consommateur. Et c’est pourtant ce même consommateur qui exige des dates de conservation de ces aliments et boissons toujours plus longues et qui veut pouvoir manger en toute sécurité partout ses petites barquettes réchauffées au micro-ondes, et qui ne saurait se passer de son fast-food. Il le sait, les emballages plastique ont de nombreux avantages dont il ne saurait se passer :

➢ Ils résistent aux chocs et évitent donc la perte d’aliments ;

➢ Ils garantissent la fraîcheur des aliments et évitent la contamination ;

➢ Ils sont légers, ce qui rend les produits plus faciles à transporter ;

➢ Ils sont transparents, ce qui permet de voir l’aliment ;

➢ Ils ne sont pas très chers.

 

Fonctions de l’emballage : 

– Protège et conserve les aliments ;
– Protège les denrées alimentaires des contraintes mécaniques, thermiques, physico-chimiques et microbiologiques, dans l’optique d’améliorer la conservation des qualités ;
– L’emballage a une fonction de service au consommateur : Il doit être utile pour le consommateur, l’aider au transport des produits du magasin à son domicile et lui faciliter le rangement ;
– L’emballage doit permettre l’identification du produit, son origine, sa contenance, sa composition, sa date limite de consommation, son mode d’emploi et autres conseils d’utilisation. 

Les emballages en plastique sont-ils dangereux pour la santé ? Non. Tous les emballages plastique utilisés dans l’industrie agroalimentaire sont aptes à rentrer en contact avec les denrées alimentaires. Ils ne présentent aucun danger pour la santé des consommateurs, tant que leurs conditions d’utilisation sont respectées aussi bien par les professionnels que par les utilisateurs. Lire nos informations complémentaires.

Le marché de l’emballage ne concerne pas que l’agroalimentaire mais la pharmacie et la cosmétique. En tête des matériaux utilisés, avant le plastique, on trouve le papier et le carton (33 %)Le PET (Polyéthylène Théréphtalate) : La bouteille plastique en PET est apparue en 1992, elle a remplacé le PVC (polyvinyle de chlorure) qui était très peu recyclable. 

Tous les matériaux utilisés pour le conditionnement de l’eau sont « traités, fabriqués et utilisés de manière à éviter que les caractéristiques chimiques, microbiologiques et organoleptiques de l’eau ne s’en trouvent altérées », ainsi que l’indique l’Article R.1322-36 du Code de la Santé Publique.

D’autre part, ces matériaux sont agréés par les instances européennes. Recyclage, chiffres déchets, acteurs du tri : La bouteille en PET est recyclable à 100 %, ce qui n’était pas le cas de la bouteille en PVC. Depuis 1992, date de son lancement, les embouteilleurs ont fait diminuer son poids de 35 %. Elle pèse en moyenne 25 grammes.

La Société ÉCO-EMBALLAGES, à laquelle contribuent les embouteilleurs à hauteur de 13 %, finance et organise en collaboration avec les collectivités locales, la collecte et le tri des déchets des emballages ménagers destinés au recyclage. La Société VALORPLAST a été créée pour la valorisation des emballages en plastique. Cette société garantit aux collectivités locales la reprise des balles de plastique constituées par les collectivités locales grâce à la collecte de 240 centres de tri qui existent en France.

L’Union Européenne a autorisé l’utilisation du PET recyclé dans la fabrication des bouteilles plastique neuves. Beaucoup d’embouteilleurs ont commencé à l’introduire. Enfin, les bouteilles plastique ne représentent que 0,04 % de l’ensemble de la production totale des déchets en France (chiffre ADEME).

 

  • Intempéries, inondations : les bouteilles d’eau à la rescousse

C’est toujours le même scénario, quand le réseau d’eau potable lâche, heureusement, il y a les eaux embouteillées.

Ariège : 34 communes sans eau potable pendant 3 jours. Hérault : les eaux des réservoirs troublées par les eaux de ruissellement. A Lodève, 42000 bouteilles ont été distribuées à la population le temps de remettre en route le circuit de distribution d’eau potable endommagé par des pluies diluviennes. L’eau produite par les syndicats présente la plupart du temps, dans ces conditions extrêmes, des turbidités dépassant la limite de qualité fixée par le Code de la Santé Publique.

Dans le Var, ce n’est guère mieux, un Arrêté préfectoral a été pris pour plusieurs petites communes pour « prévenir tous risques d’intoxication ». A Barjols, l’eau distribuée est même déclarée « bactériologiquement non conforme ».

En juin 2016, plus de 18 départements ont subi de graves inondations entraînant une pollution des nappes phréatiques les rendant impropres à la consommation. 1,5 million de bouteilles de 1,5 litre ont été mises à disposition et livrées en quelques heures dans les villes concernées pour être distribuées aux sinistrés.

Mais voilà, pluie ou pas pluie, orages ou pas orages, les populations sont habituées à ce que l’eau coule du robinet, claire, propre, potable. Et pourtant cela ne coule pas de source, et le 100 % sécurité n’existe pas. La preuve, c’est qu’en cas de déchaînements des éléments naturels, on se rend compte que les populations se retrouvent dans une détresse et une dépendance sanitaires immédiates.

Et qui d’autres que les eaux en bouteilles peuvent approvisionner immédiatement les habitants, privés d’eau courante, en une eau bactériologiquement saine, 100 % sûre et de qualité. Personne. C’est indéniable, dans l’approvisionnement en eau, dans la consommation quotidienne, les eaux en bouteilles jouent un rôle essentiel dans la vie des gens. Nul ne saurait le remettre en cause.

 

Dans les Pyrénées cathares, plus de 34 communes ont été privées d’eau en raison de la turbidité de celle-ci. A chaque intempérie, c’est le même scénario qui se joue, heureusement, les habitants peuvent compter sur un ravitaillement en bouteilles d’eau (Photo : Dépêche du Midi).

 

  • Les carafes d’eau surfiltrée sous surveillance :

    Archives 2014 : La Répression des Fraudes vient de durcir la réglementation à l’égard de ces nouvelles carafes d’eau payantes.

    On les trouve le plus souvent dans la restauration, des bouteilles d’eau, carafes design, « traitées » sur place : de l’eau du réseau filtrée, à laquelle on rajoute parfois du gaz carbonique vendues de 4 à 7 euros sur table, elles portent rarement la mention pourtant obligatoire « Eau rendue potable par traitements », afin tout d’abord d’informer les consommateurs et de les différencier de ses voisines, les eaux en bouteilles (Eaux de Sources et Eaux Minérales).

    C’est chose faite, la Répression des Fraudes s’est attelée au problème et a mis de l’ordre dans ce marché devenu quelque peu trouble et notamment en ce qui concerne les informations devant figurer sur l’étiquetage de ces produits.

    Sont concernés : hôteliers, restaurateurs, mais aussi les régies et les délégataires de service public d’eau municipale qui commercialisent des bouteilles ou des carafes d’eau issues de leur réseau de distribution.

    1. L’étiquetage ne doit pas créer de confusion dans l’esprit de l’acheteur et ne doit pas non plus faire croire qu’il a des caractéristiques particulières ou des propriétés propres à la guérison (Art R112-7).

    2. L’étiquetage comporte obligatoirement : dénomination de vente, liste des ingrédients, la quantité de certains ingrédients ou catégories d’ingrédients dans les conditions prévues aux Articles R 112-17 et R 112-17-1, la quantité nette, la date de durabilité minimale, la date limite de consommation ainsi que l’indication des conditions particulières de conservation.

    3. Le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant ou du conditionneur ou d’un vendeur établi à l’intérieur du territoire de la communauté européenne.

    4. L’indication du lot.

    5. Le lieu d’origine ou de provenance chaque fois que l’omission de cette mention est de nature à créer une confusion dans l’esprit de l’acheteur sur l’origine ou la provenance réelle de la denrée alimentaire.

    6. La dénomination de vente d’une denrée alimentaire est celle fixée par la réglementation en vigueur en matière de répression des fraudes ou à défaut par d’autres réglementations ou par les usages commerciaux. En l’absence de réglementation ou d’usages, cette dénomination doit consister en une descritpion de la denrée alimentaire et si nécessaire de son utilisation. La description doit être suffisamment précise pour permettre à l’acheteur d’en connaître la nature réelle et de la distinguer des produits avec lesquels elle pourrait être confondue.

    Dans tous les cas, la dénomination de vente doit être indépendante de la marque de commerce ou de fabrique ou de la dénomination de fantaisie.

    7. Les eaux rendues potables par traitements, conditionnées, sont détenues en vue de la vente, mises en vente, vendues ou distribuées à titre gratuit sous l’une des dénominations de vente suivantes : 

    – Eau rendue potable par traitements ;

    – Eau rendue potable par traitements avec adjonction de gaz carbonique.

    Elles doivent porter la dénomination de vente appropriée « Eau rendue potable par traitements » ou « Eau rendue potable par traitements avec adjonction de gaz carbonique », l’indication de traitements mis en oeuvre, la quantité nette, la date de durabilité minimale, l’indication du lot, le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant ou du conditionneur; Le tout afin de ne pas créer de confusion dans l’esprit du consommateur sur l’origine du produit.

    Ces informations doivent apparaître visiblement et non dans un endroit voilé, tronqué, caché.

    Cas des bouteilles en verre destinées à être réutilisées : ne portant ni bague, ni collerette, seules les mentions suivantes seront obligatoires : 

    – la dénomination de vente : « Eau rendue potable par traitements » ou « Eau rendue potable par traitements avec adjonction de gaz carbonique » ;

    – la quantité nette de denrée alimentaire ;

    – la date de durabilité minimale.

    Dans le cas d’une carafe d’eau dite surfiltrée ou microfiltrée commercialisée non fermée en restauration, la dénomination « Eau rendue potable par traitements » doit lisiblement et clairement figurer sur le contenant ou à proximité immédiate et également être indiquée sur la carte. Ce qui est loin d’être le cas à ce jour.

    Les interdits

    Une « Eau rendue potable par traitements » ne peut en aucun cas se présenter comme possédant les propriétés ou les caractéristiques d’une Eau de Source ou d’une Eau Minérale Naturelle, ni faire état de propriétés favorables à la santé.

    De même que l’utilisation des système de filtration ne peut donner à l’eau traitée des propriétés similaires à l’Eau de Source ou à l’Eau Minérale Naturelle.

    Les affirmations sur le caractère écologique de ces systèmes (respect de l’environnement, limitation de la consommation d’hydrocarbures…) sont soumises aux dispositions sur les pratiques commerciales trompeuses et doivent être prouvées.

    L’ajout de mention de fantaisie, comme par exemple le qualificatif « pétillante » doit se faire en dehors de la dénomination de vente. 

Le 13 mars 2017, l’A.N.S.E.S. a publié un avis concernant l’efficacité des carafes filtrantes pour purifier l’eau du robinet. Cette Agence conclut que l’usage de carafes filtrantes peut conduire au relargage de différents contaminants.