Qualité physico-chimique et radiologique des Eaux de Sources

Les eaux du robinet et les Eaux de Sources doivent respecter les mêmes limites de qualité physico-chimique. Or, ces limites de qualité, fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS) sont en fait des limites de sécurité sanitaire exprimées, pour chaque substance chimique jugée dangereuse pour la santé et uniquement celles-ci, en limite maximale par litre d’eau (milligrammes par litre ou microgrammes par litre).

Télécharger les critères de qualité des eaux de sources – (intégralité de l’arrêté du 14 mars 2007)  et les tableaux correspondants : Tableau B2 du CSP, Tableau B3 – a du CSP; Tableau B3 – b du CSP

Avoir les mêmes limites (ou critères) de qualité de paramètres sanitaires ne signifie nullement que les eaux contiennent les mêmes quantités d’éléments chimiques comme parfois on l’écrit à tort.

 

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Caractéristiques physico-chimiques des Eaux de Sources

La profondeur d’un captage d’une Eau de Source peut varier entre plusieurs dizaines et quelques centaines de mètres, dépendant de la profondeur de la nappe et de la nature géologique du sous-sol.

C’est la raison pour laquelle les Eaux de Sources ont une minéralisation totale (teneur totale en sels dissous) généralement faible, de l’ordre de quelques centaines de milligrammes par litre (minimum : 22 mg/l et maximum : 642 mg/l). Le faciès de cette minéralisation : ratio ou proportion entre les différents anions (bicarbonates, sulfates et chlorures) et cations (calcium, magnésium et sodium) est directement lié à la nature et au temps de contact entre l’eau et les roches encaissantes ou à la couche géologique (par exemple, une roche granitique ou un terrain sédimentaire donneront des minéralisations très différentes).

Il n’y a cependant pas que les éléments principaux qui peuvent varier d’une source à l’autre, il y a aussi la silice ou le fluor, tout en restant pour ce dernier anion conforme à la norme de potabilité (1,5 mg/l).

 

Critères de qualité physico-chimiques des Eaux de Sources :

L’origine souterraine des Eaux de Sources (plusieurs centaines de mètres) ainsi qu’une protection de la ressource permettent de capter une eau respectant naturellement les critères de qualité de l’Organisation Mondiale de la Santé.

C’est pour cette raison qu’il n’est nullement nécessaire de les désinfecter ou de leur faire subir un quelconque traitement d’élimination des polluants organiques et minéraux.

Elles se distinguent par :

– une absence de phosphates, de bore et d’ion ammonium,

– l’absence de métaux lourds d’origine anthropique (plomb, cadmium, cuivre…),

– une très faible quantité de carbone organique total – souvent inférieure à 1 mg/l.

Ces eaux ne contiennent pas non plus de parasites ni de virus responsables des épidémies hydriques. Une très faible teneur en carbone organique total et l’absence de toute désinfection par des oxydants violents comme le chlore permettent de garantir aux Eaux de Sources l’absence de sous-produits de désinfection.

Elles sont naturellement équilibrées puisque ce sont des eaux naturelles. Il en résulte que les Eaux de Sources peuvent être consommées sans modération, par toutes les catégories de population : vieillards, adultes, personnes immunodéprimées, sportifs, femmes enceintes, enfants et nourrissons.

 

A propos des nitrates dans les Eaux de Sources

Du fait de leur origine souterraine, les Eaux de Sources contiennent peu ou pas de nitrates. Dans leur très grande majorité, elles ont moins de 2 mg/litre qui est la limite de quantification de la méthode d’analyse normalisée. Parfois les laboratoires ont une limite encore plus basse, ce qui explique des valeurs plus faibles observées.

Quoi qu’il en soit, si l’on revient à la définition d’une Eau de Source, l’une des questions essentielles réside dans la protection naturelle de la ressource ; ceci n’est possible que lorsqu’elle est d’origine souterraine, l’eau étant captée à plusieurs dizaines, voire centaines de mètres de profondeur.

Attention cependant, car l’origine souterraine d’une eau n’est pas toujours synonyme de protection de la ressource dans le cas des zones karstiques (voir le mémoire de l’École Nationale de Santé Publique « Protection des captages en zone karstique : périmètres et solutions complémentaires » sur le site de la banque de données Santé Publique.

C’est la raison pour laquelle vous ne verrez aucune usine d’embouteillage d’Eau de Source implantée dans des zones karstiques.

 

Qualité radiologique

Les Eaux de Sources devant respecter les dispositions des eaux destinées à la consommation humaine, un rapport de 2013 de la Direction Générale de la Santé conclut que :

« La photographie ainsi réalisée, à partir d’échantillons prélevés en 2012, montre que la qualité radiologique des eaux conditionnées produites en France est globalement satisfaisante. L’exposition aux rayonnements ionisants apportée par la consommation de ces eaux, du fait de la radioactivité naturelle, est très faible. Le risque pour le consommateur, s’il existe, peut également être considéré comme très faible, si l’on considère les références internationales (OMS) ».

Le 7 novembre 2013, a été publiée, la directive 2013/51/EURATUM du Conseil du 22 octobre 2013 fixant des exigences pour la protection de la santé de la population en ce qui concerne les substances radioactives dans les eaux destinées à la consommation humaine.

 

 

 

 

CARTE DES SOURCES

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